Le gouvernement poursuivi pour abattage systématique des chauves-souris à Maurice

Les écologistes mauriciens accusent le gouvernement d’un abattage abusif et systématique des chauves-souris. Ces scientifiques prônent la protection des écosystèmes et des espèces animales, y compris ces oiseaux qui ne demandent qu’à vivre. Il faut dire qu’à ce jour, plus de 50.000 chauves-souris ont été abattues à Maurice.

Que reproche-t-on aux chauves-souris ?

Le gouvernement mauricien n’est pas le seul à mener la chasse aux sourcières à ces mammifères. La présence des chauves-souris sur l’île a pris de l’ampleur dès 2012 avec les importations des letchis. Les fruits sont à présent exportés par l’île Maurice, mais les agriculteurs et les propriétaires de vergers se plaignent de la présence indésirable de ces chauves-souris dans leur verger. Ces oiseaux causent d’énormes dégâts qu’il n’est plus admissible de les laisser faire leur sale besogne.

L’abattage s’avère être l’unique solution pour faire face à cette menace que constituent désormais les chauves-souris. Les pertes sont considérables et les vergers accusent un retard de croissance et des productions au rabais sont signalées.

Le front des écologistes contre le gouvernement

Les écologistes ne sont pas en accord avec la décision du gouvernement, celle d’abattre les chauves-souris. Ce collectif des écologistes axe sa démarche sur la loi dans son article 3.1.A sur la protection des animaux et sur le rapport de l’union internationale de conservation de la nature (UICN). Tuer des animaux ou des chauves-souris à la lumière de l’esprit de cette loi constitue une infraction répréhensible. Ce rapport de juillet 2018 présente les dangers auxquels sont exposés d’une espèce de chauve-souris : la roussette noire.

Les campagnes d’abattage constituent donc véritablement un danger pour la survie de cette espèce en voie de disparition. Comme un seul homme, les écologistes mauriciennes parmi lesquels Vincent Florens, ont saisi la justice mauricienne avec pour chef d’accusation « atteinte au bien-être des animaux ». Cette action est soutenue par ces scientifiques qui donnent le meilleur d’eux pour sauver des animaux.